Si on m’avait dit, il y a encore quelques mois, que j’en arriverais à un burn-out après m’être donnée corps et âme pour une société… je ne l’aurais pas cru.
J’ai passé neuf ans à monter des murs, à sécuriser des systèmes et à porter des projets de croissance à bout de bras. J’ai cru que ma valeur était égale à ma résistance. Je pensais que si je contrôlais tout, si je ne lâchais rien, je serais enfin en sécurité.
Mais le corps a une vérité que la tête refuse d’entendre.
Quand le système s’est effondré, je n’ai pas seulement perdu un job. J’ai perdu l’illusion que le sacrifice était une monnaie d’échange pour la paix.
Pourquoi Journal Crocodile ? Parce que le crocodile est un survivant millénaire. Il ne s’agite pas. Il ne cherche pas à prouver sa force par le bruit. Il est ancré, patient, et il sait quand il est temps de rester immobile au soleil sur sa rive. Pendant trop longtemps, j’ai été un crocodile en alerte, les yeux rivés sur le danger. Aujourd’hui, je choisis la rive.
Ici, on ne va pas seulement parler de travaux et de décoration. On va parler de la reconstruction d’un sanctuaire. On va décaper les vieilles croyances comme on ponce un plancher d’origine. On va chercher cette esthétique de la paix — celle qui est propre, ordonnée, mais profondément vivante.
Je n’écris pas pour vous montrer une vie parfaite façon catalogue. J’écris pour documenter le passage du mode « survie » au mode « vie ».
Je suis une bâtisseuse qui a enfin compris qu’elle avait le droit d’être forte sans avoir à se battre.
Bienvenue sur la rive. On ne va pas juste rénover une maison, on va construire une liberté.
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